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Joris HEBRARD présente ses Voeux 2019

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Discours de vœux du 10 janvier 2019

Monsieur le Président du Grand Avignon :
Monsieur le Député
Madame la Conseillère Régionale :
Mesdames Messieurs les élus
Mesdames, messieurs les représentants des autorités militaires, Monsieur le Colonel Alessandrini,
Monsieur le Capitaine Salagnac,
Mesdames Messieurs les présidents d’associations,
Monsieur le curé,
Mesdames messieurs,
Chers amis,

D’abord, et avant tout, sobrement mais sincèrement, je vous souhaite au nom du conseil municipal du Pontet une bonne, une très bonne année 2019. Que vous et vos familles vous vous portiez bien, que vos projets se réalisent. Voilà, je crois l’essentiel. Le reste viendra en plus.

Encore une nouvelle année donc, la cinquième déjà, qui nous réunit pour cette cérémonie des vœux. Un peu partout en France dans les communes, à tous les échelons institutionnels, de telles cérémonies ont lieu. Il faut bien constater que les propos tenus dans la plupart des cas sont pour le moins convenus. Il est vrai que ce moment n’est pas ou ne devrait pas être celui des polémiques et encore moins des règlements de compte. Il faut être le président de la République avec tout son ego pour ne pas l’avoir compris, en désignant à la vindicte médiatique dans ses vœux du 31 décembre une partie de la France, et une partie qui n’est pas minoritaire. Alors, puisque le Président est allé sur ce terrain, permettez-moi de l’y rejoindre un instant.

Je ne suis pas l’avocat des milliers gilets jaunes ni des millions de Français qui les soutiennent. Je ne suis pas leur avocat car ils n’en ont pas besoin. Mais, je dois le dire, sur bien des points, je ressens la même chose qu’eux. Je crois d’ailleurs que même ceux qui ne soutiennent pas ou plus les gilets jaunes, que tous ceux qui ont souffert dans leur travail ou leur entreprise à cause de certaines actions des gilets jaunes, partagent nombre de leurs ras-le-bol et parfois de leurs propositions.

Pour ma part, comme Français, comme travailleur, comme élu, comme père de famille, je ne supporte plus la morgue des élites technocratiques qui nous dirigent depuis des décennies. Je ne supporte plus qu’elles viennent nous faire des leçons d’économie nationale et planétaire alors que nous leur devons un niveau d’endettement de 100% par rapport au PIB, que nous leur devons d’être le champion mondial du prélèvement fiscal. Et ça vaut pour le gouvernement actuel comme pour tous ces ténors de l’opposition qui critiquent Macron, mais qui pour la plupart sortent des mêmes écoles, ne connaissent rien au peuple et, eux aussi, n’ont pas envie qu’il s’exprime. Quant aux syndicats, gavés de subventions, en chute libre pour les adhésions, ils ne sont plus que les complices du pouvoir. Ils courent aujourd’hui après les gilets jaunes oubliant qu’ils les ont méprisés en novembre et encore en décembre.

Que s’est-il passé pour qu’on en arrive là ? On a ouvert la France aux quatre vents. On a supprimé nos frontières et nos protections, on a mis en danger notre modèle social.

Ce phénomène n’est pas du hasard, il n’est pas inorganisé, c’est exactement la feuille de route imposée par Bruxelles, et à laquelle obéissent nos élites technocratiques. Quand elles parlent de l’Europe qu’il faut défendre, c’est de cette Europe-là qu’elles parlent, celle des trusts, des groupes, des banques d’affaires, des lobbys. Pas celle de la civilisation européenne. Pas celle du Palais des papes. Pas celle des peuples. Pas celle de chacun d’entre nous.

C’est contre cette déchéance nationale que les gilets jaunes et leurs soutiens se sont levés. Payer des taxes ? Oui. Mais pour le service public que nous avons connu. Pas pour la désertification rurale, pour la fermeture des hôpitaux, pas pour que la police n’entre plus dans les cités de non-droit, pour que les trains ne desservent plus les petites villes.

Il y a désormais une rupture de confiance totale entre les Français et ceux qui les dirigent. Ce que je redoute est que cette rupture se fasse aux frais des forces de l’ordre. Des forces de l’ordre dont on retient le bras depuis tant d’années lorsqu’il s’agit des cités de non-droit mais à qui on donne blanc-seing pour les Gilets jaunes. Là, sur des Français qui en ont ras-le-bol, nos gouvernants sont plein de courage. Pour se protéger, le gouvernement prend le risque de couper nos forces de l’ordre d’une partie de la population française. C’est là un jeu dangereux. La France de 2019 n’en a pas les moyens. Je forme le vœu qu’elle s’achève sans que ce fossé grandisse et même qu’il puisse rapidement se résorber.

Les Gilets jaunes ne sont pas toujours d’accord entre eux sur ce qu’ils veulent. En revanche, ils sont certains de ce qu’ils ne veulent plus. Une mesure fait pourtant l’unanimité, celle du référendum d’initiative citoyen. Elle ne plait pas à ceux qui nous dirigent. Demander son avis au peuple leur semble dangereux. On l’a vu avec le referendum de 2005 que Sarkozy a bafoué ensuite. Il est donc probable que si Macron crée un RIC, il ne pourra pas s’appliquer à des sujets comme l’immigration.
Mais, soyons lucides, le RIC ne règlerait rien. Le problème de notre pays, comme d’ailleurs de nombreux pays d’Europe, est celui d’une mondialisation qui nous livre à la merci des pays où le smic n’existe pas et permet à 100 000 étrangers de venir s’installer chaque année en France, à qui il faut verser des allocations, les soigner, ouvrir des écoles pour leurs enfants etc. ... Deux chiffres : l’aide médicale d’Etat, réservée aux étrangers sans papiers, c’est 1,5 milliard d’euros. La facture pour les mineurs isolés principalement africains tourne à 3 ou 4 milliards.

Il ne faut pas se le cacher, la France est en danger de tiers-mondisation. C’est-à-dire ruine financière, écroulement des salaires, fuites des cerveaux, submersion par des populations étrangères à nos mœurs et qui communautarisées, vivent à l’écart, quand ce n’est pas contre nous. Nous sommes donc à un moment crucial. Il faut voir cette réalité en face. Elle nous concerne tous. Et Le Pontet comme Les Pontétiens n’y échappent pas.

Notre ville n’est pas à l’écart de ces menaces. Nous ne sommes pas une île à l’abri du monde. C’est dans cette France que nous menons notre action municipale. Elle ne relève pas de la grande politique, elle n’en est pas moins nécessaire.

En 2019, nous adopterons le nouveau plan local d’urbanisme. C’est un énorme travail qui a été réalisé par les fonctionnaires, les élus, le tout complété par des observations de Pontétiéns. Ce dossier se traînait depuis de nombreuses années, nous l’avons mené tambour battant en nous fixant quelques objectifs importants : d’abord, cesser de consommer à outrance notre espace ; poursuivre notre activité économique mais dans le cadre spatial déjà existant et donc préserver notre patrimoine agricole et naturel ; enfin revitaliser le centre-ville.
Nous voterons le budget 2019 en mars ou avril. Je peux cependant déjà vous annoncer quelques-uns de nos investissements à venir.

En tout premier lieu, le grand chantier de la mise en accessibilité du château de Fargues .Ce sera la première étape de l’agenda d’accessibilité programmée (Ad’Ap) pour la ville du Pontet. Là encore, nous rattrapons le temps perdu puisque ce programme aurait dû être lancé depuis 2005. Je rappelle, au passage, que des études techniques coûteuses avaient été financées avant notre arrivée et ont mystérieusement disparu courant 2014. Pourquoi ? J’imagine qu’on ne le saura jamais.

Côté voirie, nous referons entièrement la rue Raoul Follereau ainsi que le chemin Panisset.

Un mot sur les finances de la ville. Il existe des villes plus riches que la nôtre. Mais il n’en existe pas beaucoup qui ont fait chuter leur dette à la même rapidité que nous le faisons depuis cinq ans. Au 1er janvier 2014, la dette était de 49,5 millions d’euros. Au 1er janvier de cette nouvelle année, elle est de 27,5 millions. Soit une baisse et donc un remboursement record de 22 millions !
J’insiste sur ce point : cette politique de désendettement est unique dans l’histoire de notre ville. Ajoutée aux efforts d’économie, elle prépare l’avenir, elle nous permettra à partir de la prochaine décennie un cycle d’investissements plus important.
Enfin, un mot sur la sécurité, prérogative de l’Etat certes, mais compétence municipale puisque le maire étant responsable de l’Ordre Public, il assure aussi la protection des biens et des personnes sur sa commune. Vous savez tous que je mets un point d’honneur à communiquer très souvent dans ce domaine d’autant que les chiffres parlent d’eux même. Nous avons au Pontet, en 2018, enregistré une diminution de 41% des cambriolages sur les résidences principales et de 35% sur les violences de type urbain, avec 14 faits en 2017 contre 9 en 2018.La police municipale a accompli plus de 8000 missions au bénéfice des administrés, en soutien à la gendarmerie et pour faire respecter les pouvoirs de police du maire.
D’ailleurs je me félicite de la parfaite collaboration des services municipaux et de gendarmerie qui effectuent un travail formidable pour votre sécurité au quotidien. Puisque l’occasion m’en ait donné, je veux remercier de leur présence les autorités militaires et plus précisément le capitaine Salagnac commandant la brigade de gendarmerie du Pontet.
Vous le savez, mon équipe comme moi-même ne sommes pas des professionnels de la politique. Contrairement à d’autres maires, je continue de travailler. Je garde les pieds sur terre. Notre seul souci c’est d’être à votre service, mais vraiment à votre service, c’est-à-dire de tout le monde. Sans clientélisme. Sans arrière-pensées. Parce que c’est notre ville et que nous l’aimons.
D’ailleurs, je vous invite à suivre l’activité de la commune à travers le nouveau site internet qui sera en ligne dès la semaine prochaine, un site plus moderne, plus intuitif et surtout adaptable à tout type de support.

Voilà ce que je voulais dire. Je vous remercie d’être venu si nombreux pour partager ce moment avec nous. Encore une fois, très bonne année à tous et à toutes !